Analyse du film "Docteur Folamour"

Après la sortie houleuse de "Lolita", Kubrick s'attaque à l'adaptation du roman "Red Alert" de Peter George dans un contexte international de guerre froide entre les Etats-Unis et l'URSS sur fond de militarisation nucléaire.
Le film, dont le titre exact est "Docteur Folamour, ou comment j'ai appris à ne plus m'en faire et à aimer la bombe", traite en effet des dangers de la bombe atomique et de la course idiote aux armements. La quasi totalité du film se situe dans plusieurs huis-clos : d'abord la base aérienne du général Jack D. Ripper (joué par Sterling Hayden présent dans "L'ultime razzia") assisté du colonel anglais Mandrake joué par Peter Sellers, ensuite l'intérieur d'un bombardier B52 patrouillant près de l'URSS attendant les ordres de cette base, puis la "War Room"
ou Conseil de guerre avec le Président des Etats-Unis, le docteur Folamour (tous les deux aussi interprétés par le jubilatoire Peter Sellers), le général "Buck" Turgidson joué par George C. Scott.