Analyse du film "Spartacus"

En 1960, Kirk Douglas produisait et était la vedette du film "Spartacus" qui fut d'abord
réalisé par Anthony Mann. Douglas n'étant pas en bons rapports avec ce réalisateur, il demanda à James B. Harris si
son associé Stanley Kubrick pouvait reprendre le film sachant qu'Anthony Mann avait déjà tourné les premières scènes
du film. Il accepta pour permettre à Kubrick de se faire reconnaitre en tant que cinéaste. Stanley Kubrick était un réalisateur encore jeune, seulement agé de 30 ans : Kirk Douglas pensait donc qu'il serait assez maléable pour qu'il se plie à ses désirs. Or, Kubrick était tout sauf maléable. La scène la plus célèbre est quand il demande pour une bataille qu'un personnage se torde de douleur : problème c'était un mannequin. On a donc du, après beaucoup d'entêtement de sa part, tordre le mannequin à l'aide de cordes. Kirk Douglas résuma parfaitement le caractère de Kubrick en disant "Stanley Kubrick est un emmerdeur bourré de talent". Il renia ce film qui est son moins personnel.
Ce film raconte l'histoire de l'esclave gladiateur Spartacus qui souleva un grand nombre d'esclaves désireux de retrouver la liberté par tous les moyens, y compris la guerre. Le résultat sera un film remarquable, qui contient de splendides morceaux et de grands numéros d'acteurs sur un sujet passionnant, mais souvent impersonnel : Spartacus doit ses qualités à l'omniprésence de l'équipe rassemblée par Douglas (et au scénario de Dalton Trumbo) bien plus qu'à Kubrick (qui affectera de renier le film).
